PAR OLIVIER HENNION
roubaix@lavoixdunord.fr C'est d'ailleurs dans la majorité qu'il fallait chercher les « nouvelles têtes » puisqu'à deux exceptions près (une chez les Verts, une à droite), les opposants présents hier soir étaient tous des membres de l'ancienne majorité. Un jeu de chaises musicales dont étaient absents les chefs de file de l'UMP roubaisienne, Max-André Pick et Christiane Becquart, par ailleurs de plus en plus contestés au sein de leur famille politique.
En guise de « tour de chauffe » de ces nouveaux équilibres, on aura donc vu Mebarek Serhani (ex-UMP, désormais majorité) soutenir la politique de la ville de Pierre Dubois qu'il critiquait autrefois, et Okbia Boulekras (MRC, ex-majorité désormais dans l'opposition) prendre le chemin inverse.
Le « juge de paix » de ce premier conseil de la nouvelle équipe était une délibération autorisant le maire à demander une subvention afin d'équiper la ville de nouvelles caméras de vidéo surveillance. Pour la majorité, Richard Olszewski et Christiane Fonfroide, en charge du dossier, mettaient l'accent sur les « garanties en terme de contrôle, de respect de la vie privée et de déontologie » qui seraient associées à ces nouvelles implantations. L'adjointe insistant sur la nécessité de coupler ces implantations avec « des mesures éducatives et de la médiation de quartier ». Côté opposition, Christian Maes (MRC) avouait n'avoir « pas d'état d'âme » au sujet de la vidéo surveillance. La vraie réplique vint donc des Verts, par la voix de Tounès Rahim qui estima d'entrée que le maire « validait la politique sécuritaire de Sarkozy », avant de chiffrer à la (grosse) louche le coût total de ces systèmes à 2 millions d'euros pour tout le mandat et d'en terminer par des prémonitions catastrophistes dignes d'un roman de science fiction. « Il n'y aura que quelques caméras supplémentaires », reprit le maire sans polémiquer, avant de préciser qu'elles seraient installées « dans des quartiers où les gens les attendent » et que le faible niveau des aides budgétées par l'Etat comme le non-remplacement inquiétant de policiers nationaux réduirait d'autant l'impact de la mesure. On n'a sans doute pas fini de parler sécurité durant ce mandat
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