PAR DIDIER PARSY
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Ce n'est donc pas une mode, mais un phénomène d'actualité, provoqué par l'indiscipline, pour ne pas dire l'inconscience de certains sur le bord des routes.
Autant dire que l'accident mortel de Béthune en 2007 a fait réfléchir Francis Verstraeten et ses amis du FRAM. Pour ne pas subir les affres d'une telle tragédie, c'est une opération Go ! ! pour la sécurité, quand c'est vert, c'est ok qui a été initiée par les organisateurs, en collaboration avec la ville de Wasquehal.
Jeudi, un pilote est venu prêcher la bonne parole à l'école Pierre-Lefèbvre, l'occasion pour les enfants de découvrir l'habitacle d'un petit bolide, ses entrailles, mais aussi de discuter avec celui qui maîtrise la technique de pilotage. Bailleulois d'origine, Christophe Fruleux (48 ans) est un amateur éclairé qui est venu un peu par hasard au sport auto.
« Je suis devenu pilote lorsque l'on a lancé le projet de mettre deux jeunes handicapés dans une voiture de rallye. Mais il fallait être sage : j'ai donc assumé. » Deux, c'était peut-être trop, et Christophe s'est retrouvé avec un volant dans les mains à son côté, Yohann Taberlet, un paraplégique, « handicapé de luxe, comme dit Christophe, parce qu'il a le mental d'un athlète de haut niveau. » Yohann faisait partie de l'équipe de France de ski (descente), et fut accidenté lors d'un vol en parapente, en septembre 2002. Ce dernier partage le baquet de copilote avec Jonathan Bariseel, atteint d'une maladie évolutive.
L'engin que Fruleux pilote est particulier, puisqu'il s'agit d'une... Logan de 75 chevaux pesant 1 100 kg. Pas vraiment les mensurations promptes à défier le chrono ! Mais Fruleux prône avant tout la prudence.
« Le but est de ne pas cabosser nos handicapés. Nous faisons du rallye consciemment, avec un outil fiable. Nous faisons d'abord passer le message de la sécurité routière. Nous disposons de la voiture de course la moins chère... et la moins rapide. » Devant les écoliers wasquehaliens, le Bailleulois n'y est pas allé par quatre chemins. « Le rallye, dans les spéciales, ce n'est ni la voiture, ni le pilote et le copilote, ce sont les spectateurs sur une spéciale, on ne peut pas se mettre n'importe où. » L'opération Go ! a donc été initiée pour que les enfants puissent véhiculer les précieux conseils... à leurs parents. « Même en rallye, on est astreint au code de la route. » Un principe de précaution qui doit ainsi servir ce week-end, mais aussi à l'avenir. En signant une charte et en portant le badge vert, chacun aura compris que le sport reste un jeu, mais qu'il peut être dangereux dès que des limites sont dépassées.
Ce week-end, sur le Rallye des Flandres, le plus rapide l'emportera, et les spectateurs les plus prudents auront aussi pris plaisir à le voir passer
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